Photo de Ponsampere

♦ Présentation générale :

 Ponsampère fait partie du canton de Mirande, à 4 km du chef-lieu. Elle confronte Saint-Martin au nord, Saint-Michel au sud, Saint-Maur et Bazugues à l’ouest, Berdoues à l’est. Elle faisait partie de l’ancien comté d’Astarac. D’après Xavier Ravier, l’étymologie de cette commune est originale : Ponsampère résulte probablement de l’association de Ponsan et de Père, ce dernier désignant un seigneur local au 12e siècle, Raymond Sanche dit Père (surnom d’après pera, la poire en gascon !), fils de Nariol de Ponsan, cités dans le Cartulaire de Berdoues. Ponsan est dérivé du latin pontianu (m), le domaine de Pontius. Fête patronale Code INSEE 323. Nom des habitants : les Ponsannais, – aises.

 

 ♦ Description géographique et historique :

 Ponsampère est une commune de 872 hectares à l’habitat dispersé, implantée sur un territoire très vallonné au sud de Mirande. L’altitude y varie de 180 à 290 m. Le terrain est formé de sols argilo siliceux recouvrant un substrat calcaire et molassique. De nombreuses sources et résurgences de faible débit alimentent une s2rie de lacs d’irrigation contemporains. Le réseau de voies, très complexe, irrigue l’ensemble du territoire.

Du plus ancien passé de la commune on ne sait que peu de choses. Les toponymes Ponsan et Montaian pourraient avoir une origine antique. Un toponyme castera à Lafitte pourrait correspondre à l’emplacement d’un site haut-médiéval, mais rien n’est visible sur le terrain.

Ponsampère n’a guère laissé de traces dans la documentation. Ce territoire relevait au moyen âge des abbés de Berdoues , qui l’acquirent 1298 des sires de Ponsan, connus au 12e siècle. En février 1305, l’abbé Pierre de Lamaguère donna à la communauté une charte de coutumes (connue par un inventaire analysé par l’abbé Cazauran). Cette charte reprend les droits de la communauté de Masseube, plus quelques droits spécifiques concernant les bois, les terres communes et diverses redevances seigneuriales. Les abbés revendirent à l’époque moderne une partie de ces biens à divers nobles. Pendant la Révolution française, les Belesta, principaux seigneurs de la commune, émigrèrent. Leurs biens, château, métairies et terres, furent vendus comme bien nationaux ainsi que le presbytère.

Les abbés Cauzauran et Molézun rappellent la mémoire de la petite seigneurie de Simourrat, qui appartenait aux abbés de Simorre. Cette seigneurie se trouvait au sud-est de la commune, près de la forêt de Berdoues. Il y existait une église dédiée à saint Cerats (saint dont les reliques sont conservées à Simorre). Les bâtiments de cette seigneurie furent incendiés en 1575 par les Protestants, et les terres furent aliénées par Simorre à la fin du fin 16e siècle. En 1297 les abbés de Simorre tentèrent d’y implanter une bastide, en paréage avec le roi de France, qui ne connut pas de succès, sans doute à cause de l’hostilité des abbés de Berdoues, qui achetèrent Ponsan l’année suivante.

Il existait encore un autre fief indépendant, dit de Bartes, possession de divers noble avant 1789, dont on ne sait rien de précis. Etait-ce le lieu de l’église de Montaian ?

En 1621, un procès opposa les moines de Berdoues aux habitants de Ponsan-père au sujet des droits et impôts prélevés. Les moines gagnèrent sur présentation de leurs titres et conservèrent Ponsan jusqu’à la Révolution française. En 1821, la communauté de Lafitte-Toupière fut réunie à celle de Ponsampère pour former l’actuelle commune. Cette modeste communauté à l’habitat dispersé disposait depuis le 12e siècle au moins d’une église paroissiale avec cimetière. Des céramiques ou toupîs sont placées dans les parties hautes des murs de l’église. Elles rappellent, avec le nom de la commune, que les habitants vécurent longtemps de la fabrication de céramiques. L’église de Lafitte et celle de Ponsan sont signalées en 1265, avec une église de Monatian non identifiée ni localisée. Une partie des dîmes revenait à l’abbé de Berdoues. En 1885 l’abbé Lassus rappelle l’existence d’une tour sur motte, « un reste de donjon qui avait sans doute appartenu à une grande famille seigneuriale, celle de Lafitte peut-être » démoli dans les années 1840, près d’une antique tuilerie dite de Bordenave, propriété noble depuis 1663 au moins.

Entre 1973 et 1993, Ponsampère fut unie à la commune de Berdoues. Il y eut même un maire commun entre 1977 et 1993.

 

♦ Population :

 Elle atteint aujourd’hui 121 habitants, en légère augmentation (110 habitants en 1990), mais après avoir connu une forte chute depuis un siècle et demi(270 communiants en 1692, plus de 300 habitants pour Lafitte et Ponsampère en 1856 !).

Ponsan avait un régent (instituteur) en 1661.

Les archives paroissiales font de fréquente mentions des familles Caze, Baron (de Belesta), Gouzène, Lacomme, qui furent soldats, magistrats, prêtres… sous l’ancien Régime. Certains d’entre eux furent anoblis par leurs fonctions.

Ponsampère est la petite patrie du fameux acteur Jacques Dufilho, qui possède encore une propriété agricole.

La commune abrita également un temps le poète italien Bianchini « Risotto », auteur de plusieurs recueils mémorables.

 

♦ Activités économiques et culturelles :

La commune a été et reste essentiellement agricole. Les dix exploitants, dont plusieurs jeunes, pratiquent l’élevage bovin (lait et viande), l’élevage de canards et poulets, la culture du maïs et des céréales (vendues à la coopérative de Berdoues). La commune comprend également plusieurs artisans : deux conserveurs, un maçon, un plaquiste, un menuisier PVC-aluminier, une entreprise de battage.

 

♦ Patrimoine, monuments, objets d’art :

L’église paroissiale Saint-Pierre de Ponsampère est à nef unique, clocher-mur à trois arcades campanaires et chevet semi-circulaire. Elle est implantée au cœur de la commune, sur une plate-forme talutée et fossoyée, emplacement du village médiéval (castrum) et actuel cimetière. La dernière maison fut démolie au sud de l’église en 1656. Il existait en 1687, une chapelle dans le cimetière, distincte de l’église, disparue au 18e siècle.

Le porche est doté d’une statue de saint Michel protégeant l’entrée (19e siècle. De son irigine romane cette église ne conserve que son chevet contreforté. Le reste de l’édifice a été plusieurs fois remanié, notamment le portail sud qui porte la date 1751. L’église est dotée d’un important mobilier du 19e siècle, à l’exception de deux bénitiers en marbre du 18e siècle. Le curieux retable en pierre date de 1682, il a été réalisé par Etienne Meymes de Monméry (diocèse de Saint-Papoul), « maître architecte et tailleur de pierres » pour 160 livres sur ordre du curé Caze. Le bail à besogne a été conservé par l’abbé Lassus : « un retable de pierre à deux pilastres cannelés avec deux niches en dedans, ayant leur cul de lampe sur le bas a y pouvoir mettre deux figures du patron saint Pierre et saint Paul apôtres ». Ces deux statues en bois, réalisées par le sculpteur Simon Boysson de Vic-Bigorre, furent brûlées en 1793 par un révolutionnaire mal inspiré. Il existait également dans l’église en 1693 deux chapelles dédiées aux saints Blaise et Sylvestre, dont on ne sait rien de précis. Des notables de la paroisse se faisaient enterrer à proximité de leurs autels. Les arcades campanaires conservent deux cloches, datées de 1547 (texte de style gothique) et 1874.

L’église Notre-Dame-des-Neiges de Lafitte-Toupière, charmante église rurale, est le dernier vestige d’une paroisse médiévale disparue. Elle fut sous l’ancien régime l’annexe de la paroisse de Ponsampère. Elle est de style roman (chevet semi-circulaire à fenêtre d’axe, petit appareil calcaire), la partie ouest est voûtée en plein-cintre et soutenue par deux arcs doubleaux (vestiges du clocher-tour ? Projet de voûte avorté ?) au-dessus de la tribune en bois (19e siècle). Le mobilier est de grande qualité : tabernacle à deux étages de style baroque, Vierges à l’Enfant baroque (18e siècle), tableau d’autel présentant la Sainte Trinité, la Vierge et un saint Guerrier (17e ou 18e siècle), cloche datée en 1666. Les murs du sanctuaire sont peints d’un faux appareil de marbre et pilastres (sans doute réalisé en 1777, lors de travaux de réfection des murs).

Le château de Cours, à l’est de la commune, date dans son état actuel des 18e et 19e siècles. Le corps de logis principal, orienté sud, est formé de cinq travées sur deux niveaux avec travée centre en avant-corps, fronton triangulaire et balcon à l’étage. Deux importants communs perpendiculaires du 19e siècle délimitent une large cour en U. Une tour en pierre de taille à l’angle nord-ouest est le seul élément asymétrique. Construit par la famille de Belesta dans les années 1730, il fut racheté par la famille de Cours en 1797. La chapelle castrale fut consacrée en 1750.

Il existait une carrière de pierre au Peyrucat, qui servit aux travaux de l’église de Ponsan en 1687. Elle appartenait aux « Dames religieuses de Mirande ». Une autre carrière de pierre à Lafitte servit en 1740 à l’édification du pont de Mirande.

CHATEAU DE PONSAMPERE

Ce village qui s’étend sur un territoire vallonné à 7 km au sud de Mirande, est limitrophe des communes de St Maur, Bazugues, Saint-Michel et Berdoues. Ponsampère fut réuni à Berdoues entre 1793 et 1993 avec un maire commun de 1977 à 1993.

Des sires de Ponsan sont signalés au XIIième siècle, leur nom serait à l’origine du toponyme du village. Sur le terrain, nulle trace pour attester un passé médiéval ; le toponyme de « castera » à Laffitte, au nord-ouest du village, laisse penser qu’il y eut une seigneurie laïc à Laffitte-Toupière : la tradition veut qu’un château seigneurial s’élevait sur la colline au sud de l’église romane de Laffitte.

L’abbé Lassus signale en 1885, près d’une antique tuilerie, l’existence d’une tour « un reste de donjon qui avait sans doute appartenu à une grande famille seigneuriale, celle de Laffitte peut-être ». Cette tour démolie en 1840 était selon lui, propriété d’un noble depuis au moins le XVIIième siécle.

L’église actuelle se dresse sur une plate-forme avec talus et fossé qui pourrait indiquer l’emplacement d’un village médiéval.

Le petite seigneurie de Simourrat, au sud-est de la commune, près de la forêt de Berdoues, appartenait aux abbés de Simorre : les bâtiments ont été incendiés en 1575 par les protestants pendant les guerres de Religion.

Avant la Révolution, une autre seigneurie, de Bartes, fut la possession de divers nobles : il n’en reste aucune trace.

L’abbaye de Berdoues fit l’acquisition du territoire de Ponsan en 1298. Les abbés en revendirent une partie à des familles nobles dont la principale, les Bélesta fit construire en 1730 le château situé à l’est de la commune : tout proche de la route, orienté au sud, le corps de logis est séparé au centre par une entrée en avant-corps coiffée d’un fronton triangulaire avec un balcon à l’étage. A la Révolution, le seigneur du lieu émigra. Le château fut vendu à la famille de Cours en 1797 : c’est le Château de Cours. Au XIXème siècle, des communs furent construits aux extrémités du corps principal formant ainsi un U encadrant une large cour. A l’arrière, on aperçoit dans l’angle nord-ouest, une tour carrée en pierre de taille, seul élément asymétrique. Le château de Cours est propriété privée.

Une stèle devant le château, érigée en 1990 par le Corps-Franc-Pommiès, rappelle la rafle de jeunes résistants qui eut lieu le 14 décembre 1943.

 

Mme le maire : Laurence Soriano

Coordonnées de la commune :
Téléphone : 05 62 66 60 98 (Fax : idem)
E-mail : ponsampere.mairie@wanadoo.fr

Permanences :

Mardi de 9h à 12h